
Commune de MONTPEZAT :
L'actuelle commune de Montpezat,
canton de Lombez, correspond au regroupement opéré en
1829 de Monpézat et de Gensac-Savès, une petite entité
(133 habitants) qui ne pouvais plus survivre. Elle occupe l'extrémité
sud-est du canton (12 km de Lombez) traversée par les routes
de Lombez à Carbonne et de l'Isle-en-Dodon à Muret.
A l'est et à l'ouest, le département de la Haute-Garonne
lui sert de limites ; pour le Gers, les communes de Laymont et Saint-Lizier
du Planté.
Le village a trouvé place sur une position dominante (300m) sur
un coteau qui sépare les vallées d'un petit affluent de
l'Aussoue à l'ouest et celle de la Gradoue, autre affluent de
cette rivière à l'est. Il a été longtemps
considéré comme une bastide car on y trouve une halle
médiévale ; en réalité, Montpézat
est un castelnau à enceinte circulaire.
Population : 194 habitants
Superficie 1 564 ha.
Fête patronale : 3ème dimanche de mai
Fête communale : le 15 août : Assomption de la vierge
Origine du nom : Mont-Pézat (mont fortifié)
La place forte de Montpézat fut le castelnau le plus impressionnant
du Savès. Pendant la guerre de Cent Ans, il fut même suite
à la ruine de Samatan, chef-lieu d'une châtellenie commingeoise.
On peut fixer la création de cet ensemble fortifié entre
1 150 et 1 180 sous l'impulsion du comte de Comminges.
Plus tard, au XIIIème siècle ou au XVème siècle
s'est construit à coté du castrum, le " barri ",
le faubourg commerçant avec halle et auvents. Peut-être
un embryon de bastide ? On a découvert dans quelques maisons
des silos à grain. En 1324, les troupes de Charles le Bel, en
punition de la félonie du seigneur du lieu qui refusait l'hommage
au roi de France son suzerain, prend et détruit le château
de Montpézat.
A côté, sur un éperon, s'est structurée la
seigneurie de Gensac, mentionnée dès le commencement du
XIIè siècle : château, église et maisons
viennent constituer un embryon de castelnau. Jusqu'au XIXè siècle,
à ce lieu est attaché le nom de la famille de Gensac.
Activités économiques et culturelles :
La polyculture est pratiquée (céréales), ainsi
que l'élevage des bovins, des ovins et des porcins, et l'exploitation
forestière.
La commune compte une boulangerie, une coopérative agricole,
deux conserveries, deux entrepreneurs de maçonnerie, deux entrepreneurs
agricoles, un brocanteur, un gîte rural, une des deux écoles,
un bureau de Poste qui fonctionne une heure par jour, un comité
des fêtes dynamique.
Patrimoine :
Le village et son " barri " ont conservé leur aspect
général avec la belle halle en bois sous laquelle passe
la rue principale. La plupart des maisons ont perdu leur auvent.
Il reste encore trois églises : celle située dans le village,
en contrebas de la motte féodale, a été reconstruite
en 1841 dans un style classique. Donnant sur la rue principale, la façade
se termine par un fronton triangulaire. Le clocher, légèrement
en retrait comprend deux étages prolongés par une flèche
octogonale. La nef unique s'ouvre sur trois chapelles latérales.
Plusieurs tableaux ornent le sanctuaire.
Dans le cimetière, à environ 500m au sud-est du bourg,
on a relevé au début du XXè siècle une ancienne
chapelle connue sous le vocable de Notre-Dame de Pédarmont. C'est
un petit édifice au chevet semi-circulaire.
On a compté six moulins à vent sur la commune dont celui
de Gensac, avec la maison du meunier au toit de bardeaux dont le mécanisme
est intact. La commune entretient ses moulins et organise des randonnées. |