Commune de SAVIGNAC MONA:

PRESENTATION

Situé 7 km à l’est de Samatan, son chef-lieu de canton, Savignac-Mona jouxte côté levant la Haute-Garonne, au sud Pébées et Monblanc, Nizas à l’Ouest, Seysses-Savès au nord. Le village, à 238 m d’altitude, s’étale de part et d’autre de l’ancienne route, parallèle à celle de Samatan à Toulouse par Saint-Lys (CD 632) où se situe toujours le cimetière. On accède au village par un chemin vicinal qui traverse le bourg sud-nord, direction Toulouse ; ce V.O. se relie au CD 632 à ses deux extrémités.
On pourrait penser que le double nom résulte d’un groupement de communes ; il n’en est rien. C’est pour éviter les confusions avec les 11 Savignac de France que l’administration des Postes a imposé au XIXème siècle une précision à caractère local et les reliefs, de direction ouest-est, de l’Aussoue à Savignac portent le nom de « côte de Mona ».

Superficie : 687 ha. (dont 50 de bois).
Population : 140 hab. en 1999, 101 hab. en 1990.
Nom des habitants : Savimonais (es). On écrivait à l’origine « Savinhaco ».
Fête patronale : le 1er août, St-Félix.

HISTORIQUE

Sur le territoire de la commune, plusieurs sites antiques ont été répertoriés : au « Bugnet » et au « Gébra ». On y a fait deux découvertes de première importance au XIX siècle : une inscription funéraire antique sur plaque de marbre et un trésor d’une vingtaine de pièces de monnaie à la croix des Volques-Tectosages.
Il faut attendre 1240 pour avoir mention du « castrum » de Savignac lors d’un dénombrement opéré par les Comminges-Savès. La seigneurie passe aux Lambès-Savignac, une puissante famille qui a joué un grand rôle dans la région. Arnaud-Guilham de Lambès-Savignac a ses deux frères tués à la Saint-Barthélemy de Toulouse (1572). C’est lui qui a dû édifier le château sur plan carré entre 1540 et 1580. Sa petite-fille épouse un Pardailhan-Gondrin qui hérite en 1595 de la seigneurie. Son fils obtient en dot la seigneurie de Marambat, tout en conservant des attaches en Savès. Les Omezon (ou Domezon), descendants des Lambès occupent ensuite le château et ce, jusqu’au XIXème siècle.


POPULATION

An XII
1846
1896
1911
1946
1999
176 ?
400
237
228
172
140

La population depuis la fin de la Révolution a opéré un triple mouvement : de 1800 à 1846 très forte augmentation, la population double en 50 ans ; par la suite, la population diminue pour atteindre en 1990, 101 habitants : on a perdu (la moitié) des habitants en 140 ans.
Depuis 10 ans s’amorce une légère reprise : le village attire des Toulousains et devient le lieu de résidence de néo-ruraux. Les nouvelles constructions ne feront que se multiplier.
A son apogée, la population se présentait ainsi : 203 hommes, 197 femmes (au total 400 personnes) résidant dans 95 maisons : 23 au village (95 individus), 26 à la Rivière (101 individus), 9 à En Touzan (42 individus), 9 au Bugnet (34 individus), 6 à En Taubin (34 individus), 6 à Peyrouzet (27 individus) et 16 maisons éparses (67 individus). Dans le village, six familles d’artisans (trois tisserands, un cordonnier, un charron), un instituteur, un desservant.
Les autres familles sont agriculteurs. A la campagne surtout des agriculteurs, cultivateurs mais aussi sept ou huit artisans (forgerons, maçons, charpentier). Y sont localisés un berger, un volailler et une douzaine de domestiques (dont 4 pour la famille Domezon).

ACTIVITES ECONOMIQUES ET CULTURELLES

Les artisans et commerçants du village ont disparu ; il existe néanmoins un commerçant ambulant (vêtements), une discothèque, un bureau d’études BMSL et un centre de remise en forme privé avec chambre d’hôtes (restaurant, cures d’amaigrissement).
Deux associations apportent animations et activités : le Comité des fêtes et la Société de chasse. Une école mixte a fonctionné entre 1835 et 1960 : l’instituteur avait en 154 : 30 élèves (25 garçons et 5 filles).

PATRIMOINE

Le château : ceint d’un parc, au levant du village, il est construit en briques et date de la Renaissance. Quatre tours dépassent de peu de hauteur le toit. L’édifice est entouré de fossés (inscrit à l’inventaire supplémentaire en 1976).

L’église paroissiale : sous le vocable de Saint-Félix avec son clocher-mur particulièrement robuste (1,93 m d’épaisseur à la base), précédé d’un auvent. A l’intérieur, une seule et grande nef, sous une voûte ornée de caissons peints de belles peintures avec dessins.
Parmi le mobilier intéressant : la chaise (XVIIème s.), la tribune à balcon, des fonts baptismaux (XVIIIème s.).
Plusieurs objets d’art sont classés (plat de quête, ornements...) ; de même, statues et toiles peintes.
A découvrir la Ferme du « Marquisat » appartenant au château ; bâtiment en briques roses avec un beau pigeonnier central. Moulin à eau.


Louise DUPONT
Marcel CARSALADE .